Ella, petit paradis du Sri Lanka

IMG_7631mode2Nous nous mîmes ce jour en route pour Ella. Nous serpentâmes en bus à travers les montagnes jusqu’à atteindre notre destination. Lorsque nous arrivâmes, tout de suite nous sentîmes cette atmosphère particulière de calme et de repos qui se dégageait de ce petit village de montagne. Nous étions enfin sortis du froid à l’humidité mordante. Nous nous sentîmes immédiatement bien, loin des villes surpeuplées et rugissantes du reste de l’ile. Nous choisîmes de loger à flanc de colline, d’où nous avions une belle vue sur les montagnes d’en face. Nous grimpâmes le petit Pic IMG_7548mode2d’Adam, et de là-haut, découvrîmes de superbes panoramas et de magnifiques lumières. Pour y parvenir, nous grimpâmes en serpentant entre les plantations de thé, dans lesquelles l’on pouvait voir les cueilleuses de thé tamoules à l’œuvre. La ballade fut donc des plus agréables. Il s’agît bien d’un lieu où nous aurions dû séjourner bien plus qu’une nuit,  tant il semblait riche en paysage et en repos.

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Ce fut enfin le jour du retour. Nous passâmes notre dernière nuit à Colombo. Pour rejoindre la capitale, nous prîmes le train qui se faufile entre les plantations de thé ou à flanc de montagne, nous offrant entre Ella et Kandy des paysages absolument magnifiques. Ces dix heures de train passèrent relativement vite, le plus agaçant étant les arrêts intempestifs faisant prendre du retard au train.

Nous prîmes l’aéroplane le lendemain pour rentrer dans notre bonne vieille France après un arrêt éclair aux Maldives, multiples îles baignant dans une eau d’un bleu turquoise le plus pur, et en Arabie.

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Notre arrivée dans la région des montagnes

IMG_7389mode2Le quatorzième jour de septembre,  nous prîmes la route pour Kandy, ancienne capitale de Ceylan. Nous y fîmes notre marché, pendant lequel nous nous procurâmes quelques épices et thés de Ceylan, dont un aux épices. Ma compagne s’est également procuré quelques tissus typiques issus de l’artisanat local représentant, pour l’un, une scène engageant des hommes et un éléphant, pour l’autre l’arbre de vie bouddhiste sur un fond d’un bleu magnifique.

Le lendemain, nous amorçâmes notre départ pour Nuwara Eliya, petite ville de montagne dénommée Little England par ses habitants. Si l’on y retrouve de nombreuses bâtisses d’allure britannique, on peut à juste titre se demander si ce surnom ne provient pas plutôt de la manie incéssante qu’a le temps de passer du soleil à la pluie dans la même journée. Cela pourrait expliquer également pourquoi les anglais se seraient installés ici, regrettant le climat, et surtout la pluie de leur Bretagne natale. Il semble cependant que nous n’ayons pas eu de chance, car bien que plus frais, le climat n’est habituellement pas aussi pluvieux. Nous avons déambulé à travers une petite ruelle qui s’élançait vers la colline de l’Arbre Solitaire, nous perdant en chemin. Nous avons ainsi pu observer toutes ces maisons au style si anglais. Ce fut ici que nous constatâmes que les champs de poireau disputaient allègrement le terrain des plantations de thé, ces dernières s’étendant sur quasiment tout le flanc des montagnes. Nous tentâmes également de visiter le parc Victoria qui semblait être l’un des plus beau d’Asie, mais je me suis arrêté net devant le fait que l’on doive payer, encore, et comme d’habitude bien plus que les locaux. Ceci est quelque chose de parfaitement répandu ici. Le touriste étranger est une pompe à oseille qu’il faut faire banquer. Il paie ses entrées environ 7 à 8 fois plus chères qu’un autochtone, que ce soit pour un parc de ville ou pour un parc national. Il se produit la même chose pour le train pour lesquels nous payons double tarif. Si l’on peut tenter d’être compréhensif avec ce système discriminatoire, il arrive un moment où il fait bon être pris pour une vache à lait.

IMG_7406mode2Le seizième jour de septembre, nous nous levions avant l’aube, grelottant dans ce froid humide qui imprègne Nuwara Eliya lors de notre présence. Nous partions pour les plaines d’Horton,  qui sont en fait un plateau en altitude. A l’arrivée, nous fumes accueillis par un vent glacé qui soufflait à travers une brume très dense. A la marche, la sensation diminua, mais le froid a tout de même persiste une bonne demi-heure. Les paysages étaient magnifiques, il va sans dire. De vastes étenduesIMG_7430mode2 d’herbes, vallonnées, parsemées d’arbres, de genets, de rhododendron… Nous avancions sur des chemins de terre aux couleurs changeantes, tantôt ocre, tantôt rouge ou encore noire, avec quelques affleurements de roche délivrant entre autre un étrange pigment pourpre sous la forme d’une palette de couleurs. Nous parvînmes a la petite Fin du Monde d’où nous eûmes une vue imprenable sur la vallée et les autres montagnes alentour. La IMG_7423mode2poursuite de notre parcours nous poussa jusqu’à la Fin du Monde, du haut de laquelle le paysage s’avéra blanc de brume, une vrai mer de nuage se dessinant devant nous, bouchant toute visibilité. Cette petite contrariété ne nous découragea pas, puisque nous parcourûmes le chemin restant jusqu’à’ aux chutes d’eau de Baker qui offrirent un spectacle saisissant de rochers escarpés et de coulées d’eau.IMG_7476mode2

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IMG_7548mode2L’après-midi de ce même jour, nous visitâmes le Pedro Tea Estate, grande manufacture de thé de la région. Nous apprîmes ainsi que le thé blanc, vert ou noir n’étaient pas des variétés différentes mais bien des modes de préparation différents. Ainsi, le thé blanc est constitué uniquement des jeunes pousses qui sont laissées séchées au soleil. Le thé vert, quant à lui, est chauffé à la vapeur d’eau afin d’empêcher la fermentation en neutralisant les enzymes. On nous a expliqué en détail le mode opératoire de préparation du thé noir que voici : tout d’abord, les feuilles subissent un séchage de quatorze heures pendant lesquelles les feuilles sont parcourues par un flux d’air. Ensuite, elles sont roulées pendant 20 minutes, ce qui permet de libérer les enzymes nécessaires à la fermentation. Elles seront alors ensuite coupées et triées par taille avant d’être une nouvelle fois séchées, mais cette fois-ci à chaud afin d’inhiber l’enzyme et d’arrêter ainsi la fermentation. Le thé est alors séparé de ses impuretés telles que les nervures. La visite se conclut par une dégustation d’un thé mi-fort, que nous bûmes avec plaisir.

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Les cités anciennes

IMG_6815mode2Nous étions le 11 septembre et il était temps pour nous de quitter le bord de l’océan pour retourner vers les cités anciennes de Ceylan. Après une folle chevauchée à siège de bus, nous mîmes le pied a Habarana à une heure de l’après-midi. Immédiatement nous nous vîmes proposer une excursion afin d’observer les éléphants près du réservoir de Minneriya,  ce que, après concertation, nous acceptâmes. Nous partagions le guide avec deux belges qui se révélèrent fort IMG_6879mode2sympathiques. Bien que nous aperçûmes perruches, ibis, buffles d’eau, entelles et maintes autres animaux, le point d’orgue de cette excursion fut la découverte d’un gigantesque rassemblement d’éléphants. Il est intéressant de noter que le troupeau était majoritairement, si ce n’est complètement, composé d’adultes femelles gardant des petits et des adolescents. Nous les observâmes manger, arrachant du sol des touffes d’herbe terreuse, les secouant et les tapant avant de les fourrer avec avidité dans leur gueule. Nous vîmes aussi les petits jouer et tout le monde s’ébattre dans l’eau, qui s’arrosant, qui buvant, qui faisant le submersible…Les mâles, quant à eux, semblaient mener une vie de solitaire, a l’écart du troupeau. Nous les croisions au détour d’un arbre ou derrière un fourré, parfois seuls,  parfois par deux.

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Le lendemain fut consacré aux visites culturelles du coin. Ainsi, nous nous rendîmes IMG_7207mode2à Sigiriya, qui fut la capitale d’un des multiples royaumes de Ceylan, pendant un court laps de temps,  pour être reconvertie en monastère par la suite. Lors de notre arrivée, nos yeux tombèrent immédiatement sur ce roc taille naturellement à pic, sorte de pave naturel géant sur lequel le palais avait été construit. Nous approchâmes peu à peu du rocher, traversant les vestiges des jardins royaux, qui durent être sublimes en leur temps. Puis commença l’ascension vers le sommet. Une première halte nous arrêta au niveau du « mur miroir »,  sur lequel apparaissaient de multiples représentations de femmes, probablement de sang noble, la poitrine généreuse et nue, dans diverses poses de la vie quotidienne, tantôt portant des fruits, tantôt conversant…

De nouveau des escaliers, parfois récents, parfois anciens, taillés probablement directement dans la roche en gneiss, s’élançaient pour nous mener à un second plateau, où apparaissaient, à flanc du rocher, les deux pattes d’un lion, gardant l’accès aux marches conduisant au palais. De là où nous nous trouvions, nous apercevions aussi de magnifiques nids de frelons tantôt noirs, tantôt blanc et miel. A l’observation plus fine, nous constatâmes que les ruches noires étaient en fait mouvantes. Des ondulations parcouraient sa surface,  nous poussant à supposer qu’il s’agissait d’une ruche recouverte de frelons, ces derniers ondulant de concert de manière à peut-être envoyer quelque message.

La dernière montée nous conduisit enfin au sommet. La vue était magnifique, donnant sur un paysage de foret secondaire parcourue par une rivière, évoquant un décor du jurassique. Nous nous attendions presque à trouver là un troupeau de parasaurolophus s’abreuvant, ou quelques brachiosaurus s’ebattant dans l’eau, leur long coup s’élevant de l’eau droit vers le ciel. Les ruines, quant à elles, étaient ainsi que la plupart des ruines que nous pûmes découvrir en Ceylan, juste des fondations et quelques escaliers.

IMG_7320mode2De retour à notre pension d’Habarana, nous nous rendîmes, après un bon petit repas à base de hors d’œuvre frits et de nouilles sautées, sur les ruines de Ritigala. Ce lieu,  siège d’un antique monastère, fut celui que nous préférâmes entre tous, en termes de découverte de ruines. Apres une course en tuk tuk sur un chemin de terre particulièrement accidente, nous parvînmes sur les lieux. L’exploration put commencer après le versement d’une donation qui semblait obligatoire et s’apparentait plus à un pot-de-vin qu’autre chose.

Apres une courte pente raide,  nous nous trouvions sur les dernières marches de ce qui ressemblait manifestement à un amphithéâtre gigantesque et carré. Nous avions l’impression que le dieu-singe Hanouman était venu rendre visite,  laissant derrière lui un monastère sinistre par ses pas sismogéniques. Nous suivîmes le trajet propose par la dernière rangée de marche pour déboucher sur unIMG_7245mode2 escalier qui s’élevait vers des hauteurs bien mieux conservées. Il commençait à environ trois pieds du sol, et nous l’attînmes grâce à quelques grosses pierres à sa base. Nous aboutîmes sur une voie pavée s’enfonçant dans la jungle, en très bon état, férocement gardée par une horde d’aèdes assoiffée de sang pour quiconque s’arrêtait plus de quelques secondes. Cette voie était entrecoupée de clairières carrées, toutes assez semblables dans les constructions qu’elles laissaient apparaitre. Il s’agissait de deux constructions carrées de 3 à 4 pieds de haut, et de 15 à 20 pieds de large, qui se suivaient. La première pleine, la seconde creuse avec une petite voie d’accès semblable à une chatière. Sur le côté, droit ou gauche selon les cas, un probable petit ensemble servant aux ablutions IMG_7306mode2était dégagé. Le premier ensemble que nous croisâmes présentait également un petit chemin sur sa droite qui semblait conduire à des bains, ce que nous déduisîmes de par la présence d’un escalier descendant dans ce qui semblait être le bassin.

Nous continuâmes ainsi pendant quelques temps, croisant, de temps a autre, des cercles de pierre d’environ six pieds de diamètre,  lors de petits élargissement des voies.

L’atmosphère de sérénité, l’ambiance mystique et mystérieuse qui se dégageaient de ce lieu isolé dans la jungle, lorsque nous parcourions les voies pavées, déambulant seuls, accompagnes de quelques oiseaux, singes sacres et moustiques, rendirent cette expérience tout à fait unique.

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Et pendant ce temps, sur les plages de l’Est…

Nous quittâmes Anuradhapura le neuvième jour de septembre pour nous rendre sur la côte est de l’île,  terre encore assez sauvage,  ou nous espérions pouvoir observer les fonds marins réputés si riches. Ce fut chose faite. L’exploration de l’île aux pigeons s’est révélée on ne peut plus intéressante et ceci pour plusieurs raisons que vous allez à présent découvrir.

IMG_6550mode2La journée commença par notre transport à bord d’une petite barque motorisée, depuis notre hôtel jusqu’à l’île qui se situe à environ 1 km du rivage. La mer était calme,  ce qui nous permit une traversée aisée et sans incident. Arrives sur l’île,  nous nous dirigeâmes directement sur la plage opposée a l’aire d’amarrage. Une vue magnifique s’ouvrit alors à nous. Divers rochers émergeaient de l’étendue bleue verte d’eau peu profonde, qui emplissait une petite crique encore sauvage, avec, en arrière, un panorama boisé et rocailleux appelant à l’exploration.

Nous commençâmes par une bonne exploration des fonds marins, ou je pus IMG_6558mode2découvrir bon nombres de poissons tropicaux. Mon masque et mon tuba en place, j’enfilai mes palmes et m’en allai, tel un poisson, frétillant dans son élément, parcourir l’onde pure et transparente. Mes premières découvertes furent quelques petits poissons transparents et d’autres noirs. M’avançant peu à peu vers le large, j’allai alors de découverte en découverte. Tout d’abord, je pus apercevoir de nombreux poissons cochers, poissons de forme relativement triangulaire, blanc-jaune rayes de noir, dont la bouche consistait en un appendice fin et long, comme s’il s’agissait pour lui de collecter le nectar des fleurs sous-marine. Ils présentaient également une nageoire dorsale filiforme, relativement longue, comme une relique aujourd’hui plus esthétique que fonctionnelle, qui ajoutait à la finesse de leur trait. Je découvris également des poissons moins élances, et pourtant tout aussi IMG_6587mode2splendides, dont l’un avait le corps rayé de jaune et de bleu, selon des bandes horizontales, alors que l’autre était raye de blanc et de vert selon des traits verticaux. Le clou de mon spectacle personnel fut la découverte d’un splendide poisson perroquet, volumineux,  d’environ deux pieds de long, dont les écailles mélangeaient les bleus et les roses mauves, pour donner un ensemble d’une beauté unique. Le plus remarquable était cette bouche qui lui vaut son nom, en bec de perroquet. Certains aperçurent aussi des tortues et des requins, ce qui ne fut pas mon cas. Mon vrai regret ici fut d’avoir été myope et d’avoir néglige l’exploration de la mer où nous amarrâmes.

IMG_6542mode2Nous continuâmes en sillonnant les sentiers qui obliquaient à travers les bois et les roches qui faisaient face à l’océan indien. Rien de bien palpitant, aucun point de vue intéressant, mais les fameux pigeons sensés nidifier ici furent observes. Il s’agissait en réalité de nos bons vieux pigeons parisiens. Nous fîmes surtout la connaissance d’une des plus grandes terreurs locales, l’aedes, légendaire moustique au corps noir raye de blanc et aux pattes alternant blanc avec noir, vecteur de la dengue. Nous ne saurions dire que nous ne nous sommes pas délictueusement fait dérober quelques précieux échantillons de sang en échange de quelques injectas de salive viciée,  étant donne que je découvris une petite brochette de ceux-ci sur le mollet de ma compagne et un spécimen en pleine vendange sur le miens. Nous étions, à partir de ce moment-là, en menace évidente de dengue,  c’est pourquoi je décidai d’accentuer notre prophylaxie.

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La Roue du Temps – Robert Jordan & Brandon Sanderson

La roue du temps, ou The Wheel of Time en anglais, est l’un des plus vastes chantiers de la Fantasy écrit jusqu’à maintenant, et l’un des meilleurs qu’il m’ait été donné de lire. Robert Jordan rivalise clairement avec un Robin Hobb ou un David Eddings, et encore plus avec un Tolkien, même si les univers sont bien éloignés les uns des autres.

Il s’agit d’une oeuvre monumentale en 14 volumes de 1000 pages chacun environ qui sont actuellement en train d’être retraduit en français par les éditions Bragelone afin d’y inclure les 3 derniers tomes que Robert Jordan n’a pas pu écrire lui-même. Ceux-ci ont été écrit par Brandon Sanderson sur la base des notes et écrits de feu Jordan.

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Jordan décrit à travers ces livres un univers extrêmement riche, avec des personnages aux caractéristiques cependant parfois très (trop) tranchées, voire caricaturales. On reprochera la perpétuelle inclination des femmes à considérer tous les hommes comme des imbéciles incapable de prendre la bonne décision, les seules bonnes étant celles prises par la gente féminine, ou du moins le croient-elles. Ce genre d’attitude obtuse peut finir par lasser, mais on passe vite outre devant la virtuosité de l’oeuvre.

Tentons d’en dire un peu plus sur l’histoire. Comme vous l’apprendrez très vite, la roue du temps tourne, les âges viennent et passent, laissant derrière eux des souvenirs qui deviennent légendes. Les légendes s’effacent pour donner des mythes et ceux-ci sont depuis longtemps oubliés lorsque l’âge qui lui a donné naissance apparaît de nouveau. Notre histoire commence dans un âge appelé le troisième. Nous sommes mis en présence de 5 jeunes héros qui vivent dans un village reculé : Rand al’Thor, un jeune berger, Mathrim Cauthon, ami malicieux de Rand, Perrin Aybara, apprenti forgeron, Nynaeve al’Meara et Egwene al’Vere, Sagette et apprentie Sagette du village. Celui-ci est situé dans une région du monde où ce qui est de savoir commun partout ailleurs n’est ici que légende. Ils vont faire la connaissance d’une Aes Sedai, Moiraine, et de son Lige, Lan, suivie de peu par des Trollocs et des Myrrdraals qui commencent à déferler sur le monde. On comprend peu à peu que le livre va se centrer sur le combat de la lumière contre le ténébreux, et en particulier sur celui du Dragon réincarné, encore appelé la dernière bataille, qui devra sauver le monde de l’emprise de celui-ci. Pour y parvenir, certaines prophéties devront se réaliser dont l’une d’elle est de ravager la Terre au passage. En effet, il devra utiliser le Pouvoir Unique, dont la partie masculine, le Saidin, souillée, rend fou son utilisateur. Seules les femmes, depuis la Guerre du Pouvoir, il y a 3000ans, qui a mené le Dragon, Lews Therin Telamon, à enfermer le Ténébreux dans sa prison, peuvent canaliser la partie féminine du Pouvoir Unique, le Saidar. Le Saidin fut souillé à cette occasion par le Ténébreux.

Ces femmes dont je vous parle sont les Aes Sedai, femmes de pouvoir, magiciennes et politiciennes, en quelque sorte, vivant dans la Tour Blanche de Tar Valon. Elles sont connues pour faire trembler les trônes et imposer leur volonté au monde. Elles apprennent à canaliser la partie féminine du Pouvoir Unique, tissant les éléments selon leur volonté. Celles-ci sont particulièrement arrogantes et imbues d’elles mêmes, si bien qu’elles donneront d’elles-même un sentiment mitigé de sympathie tout au long du livre. Elles reflètent la pensée générale des femmes de cet univers sur les hommes. Elles occupent une place particulièrement importante aux coté des nos héros puisqu’elles ont une influence importante sur le Dessin.

L’auteur parvient à construire un récit impressionnant, où certaines questions trouveront leur réponse à la fin, où certains présages ou certains événements ponctuels du début ne trouveront leur sens que dans les derniers tomes. S’il est certes vrai qu’il existe une certaine longueur dans les tomes du milieu, dans lequel l’auteur prend peut-être un peu trop son temps pour faire avancer les choses, il semble pourtant qu’il y ait bien peu de choses inutiles à l’histoire. Tout a sa place, si ce n’est dans l’intrigue, alors dans le façonnage des personnages… Bien que l’on se doute, au final, de ce vers quoi l’histoire va tendre et de son résultat, ce sont les petits détails et le comment qui rendent ce livre tellement addictif. C’est un émerveillement de tous les instants, où l’on est impatient de connaitre la prochaine étape, amenée avec doigté par l’auteur qui sait nous garder accrochés à son récit. Par ailleurs, on s’attache parfaitement aux héros, l’histoire est riche en rebondissements, en émotions, et il n’y a qu’un réel reproche que je ferais, mis à part les personnages obtus et trop typés, c’est que cette fresque épique a une fin, et que cette fin laisse en suspend de nombreuses interrogations. On aurait aimé (en tout cas moi) avoir justement un peu de longueurs pour avoir une vision de l’avenir sur une petite centaine de pages.

Pour faire court, je recommande cette oeuvre monumentale sans hésiter, à lire et à RElire et vais même aller jusqu’à recommander, pour continuer la lecture dans cette univers si riche et intéressant, une suite qui répond aux questions laissées sans réponse à la fin. Il s’agit d’une fanfiction, très bien écrite (en anglais) qui a comme point d’ancrage Mat : A New Beginning, qui fait suite directement au dernier tome de la roue du temps. Il existe d’autres fictions dans cet univers que je peux recommander. L’une se greffe sur A New Beginning, par un autre auteur : Seven Sisters. Un autre raconte une fin différente pour le M’Hael : To Walk in the Light.

Très bonne lecture, et à dans quelques mois 🙂

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Aux environs d’Anuradhapura

IMG_5582mode2Au matin du troisième jour, nous empruntâmes un train local qui nous conduisit jusqu’à l’ancienne capitale de l’ile, Anuradhapura.

Apres 4 heure voyage dont 1h de retard, nous prîmes l’une de ces motos dénommées tuk tuk, aménagées pour recevoir deux passagers a l’arrière. Elles nous fûmes adressées par notre hôte. Apres un IMG_5544mode2excellent repas préparé par celui-ci en personne, nous nous rendîmes sur les ruines de Mihintale par omnibus routier. La découverte du site se révéla un peu sportive puisqu’il fallut monter environ 2000 marches au cours de laquelle l’on découvrait les vestiges de ce monastère, pour enfin parvenir à un espace sacré au sommet. Comme le veut la tradition, nous nous déchaussâmes et parcourûmes le IMG_5820mode2sanctuaire. Tous les locaux étaient vêtus de blanc comme semblait le vouloir l’usage. Nous découvrîmes un dagoba central, blanc, ornementé d’un cristal à son sommet. Sur sa gauche, au sommet d’une petite cote se trouvait un bouddha blanc, alors que sur sa droite, nous découvrions un autre dagoba, blanc également. En arrière de l’édifice central se situait un point de vue magnifique de la région alentour, récompense obtenue après la montée d’une petite colline à la pente extrêmement raide. Nous fumes accompagne d’un jeune ami simiesque, petit macaque couronne gourmand chassant la mangue, qui nous ouvrit la voie jusqu’au sommet.

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Le lendemain eut lieu la visite de la vieille ville d’Anuradhapura. Notre hôte nous
prêta une paire de bicyclettes qui nous fut d’une aide considérable pour rejoindre le site et circuler entre les différents points d’intérêt. Nous commençâmes notre excursion par un temple troglodytique. L’ambiance, fort agréable,  fort paisible, IMG_5910mode2laissait augurer le meilleurs pour cette journée ayant fait suite à une nuit de pluies diluviennes. Dès notre entrée dans l’enceinte du temple, nous nous aperçûmes que le centre de celui-ci se situait au sommet d’une volée d’escaliers où figurait une loge dans laquelle était disposée une représentation du bouddha. Sur sa droite immédiate, en contre-bas, était bâti un bassin carre d’au moins 30 pieds de cote, affleurant l’excroissance rocheuse servant d’abris au temple, ornementée de quelques gravures. Nous pûmes faire le tour du rocher et atteindre l’extrémité haute de ce dernier d’où se dégageait une vue intéressante sur le paysage environnant. De là, nous apercevions l’imposant dagoba du monastère en ruine plus au nord, mais aussi une représentation monumentale et blanche, puisqu’il semble qu’il faille que tout soit blanc, du bouddha, près de laquelle nous étions passés à l’aller.

IMG_5916mode2Nous reprîmes ensuite nos vélocipèdes pour nous diriger vers le sud, vers les ruines d’un autre monastère. De celui-ci, bien peu restait sinon les fondations. En revanche une agréable sérénité se dégageait du lieu. Des rochers, tête en bas, ornaient ce que nous pourrions appeler l’étage du monastère, tenant en équilibre par l’on ne sait quel miracle.

Notre périple nous mena alors vers le nord ou nous vîmes, encore, un dagoba blanc. Nous continuâmes vers l’ouest pour redescendre quelque peu vers le sud afin de visiter les jardins royaux qui se révélèrent n’être qu’une vaste étendue d’herbe bien tondue plantée d’arbres scientifiquement disposés. C’est alors que nous rebroussâmes chemin et que nous rendîmes sur le lieu névralgique, le centre même de toute la cite : l’arbre sacre, vieux de plusieurs centaines d’années. IMG_5978mode2Effectivement, entouré de plusieurs autres arbres d’un âge plus ou moins avance, se dressait un arbre titanesque dont les branches étaient maintenues par divers dispositifs de soutien. Un soin tout particulier y était apporté,  et celui-ci recevait les prières d’une masse non négligeable de fidèles. Deux autels d’offrandes étaient disposés de part et d’autre de l’arbre, en hauteur,  l’accès y étant garanti par des escaliers.

IMG_6037mode2Renonçant a un énième dagoba blanc, nous nous dirigeâmes vers le monastère de Jetavanarama. Plusieurs entrées semblaient encadrer le monastère, mais la nuit tombante nous poussa à nous diriger directement vers le dagoba de briques rouge sombre, d’une imposante majesté en ce moment de soleil déclinant. Quoi de plus normal de trouver sur cette terre sacrée tout une troupe d’entelles, singes sacrés de Ceylan, fils et filles du dieu Haruman, au corps élance, et à la queue plus longue que celui-ci, à la face obsidienne, une barbe blanche IMG_6031mode2l’encadrant, le tout sur fond de fourrure grise.

Cette journée s’acheva sur un coucher précoce en vue de notre safari du lendemain.

Notre départ à 5h du matin, au huitième jour de septembre, pour le secteur protègé de Wilpatu, nous obligea à nous
lever à 4h30. Nous arrivâmes en véhicule tout terrain sur le lieu du safari qui dura environ cinq heures. Tour au long d’une route cahoteuse, nous pûmes IMG_6310mode2observer une faune impressionnante habitant des paysages variés. Ainsi, qui des varans, qui des aigles serpents, ou encore des crocodiles et différentes espèces de cervidés pouvaient être observés dans les divers milieux qu’offrait cet espace. Le point culminant de toute cette expédition fut sans nul doute l’observation d’un léopard. Celui se prélassait sur le sable d’une plage IMG_6198mode2d’un lac d’eau douce, tel un chat, paressant, se roulant dans le sable et effectuant sa toilette. Lorsqu’il finit par nous regarder droit dans les yeux, il nous quitta, hautain, empli de dédain, comme chaque félin semble savoir le faire,  nous gratifiant d’une vue finale sur son auguste postérieur.

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De retour pour le déjeuner, nous décidâmes de passer le reste de cette journée à nous reposer, entre deux thés et quelques travaux de photo.

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Arrivée à Colombo

Notre aventure commença mardi, le troisième jour de septembre. Nous nous rendîmes à l’aérogare, au nord de Paris, afin de nous envoler dans une de ces nouvelles plates-formes volantes jusqu’au Royaume de Ceylan. Apres un voyage de quelques heures, nous fîmes une escale au Royaume d’Arabie,  ou nous attendîmes notre prochain vol plusieurs heures durant dans l’aérogare de Riyadh. Le paysage visuel, même s’il était par bien des aspects semblable à notre propre nation, surprenait. Les hommes étaient vêtus de longues tuniques blanches, avec un quelque chose s’apparentant à un drap ou une serviette de forme carrée de 3 à 4 pieds de cote, blanc avec des motifs alternant blanc et rouge, cerclé sur la tête par un anneau souple semblant être recouvert de velours noir. Les femmes, quant à elles, étaient recouvertes de la tête aux pieds par une grande robe noire traditionnelle souvent ornée de quelques motifs argentés aux manches ou sur la poitrine, additionnée d’un voile cachant les cheveux et la face. Seuls les yeux et les pieds chaussés de sandales restaient visibles. Ma compagne, les ayant aperçu sans voile, me racontait qu’elles prenaient,  paradoxalement, un très grand soin à se maquiller et dans la manière de se vêtir sous leur robe.

IMG_5211mode2Après cette petite pause pendant laquelle la compagnie nous gratifia d’un bon petit repas, nous reprîmes notre envol pour ce royaume célèbre pour son thé noir.

A notre arrivée à Colombo, capitale actuelle de l’île, nous retrouvâmes un chauffeur affrété par notre contact local. Il nous conduisit chez elle, ou nous passâmes les deux nuits suivantes.

Lors de notre première journée,  nous visitâmes un parc, non loin de notre logement. Nous fîmes connaissance avec quelques essences locales parmi les plus représentatives de Ceylan. Ainsi avons-nous découvert le cannellier, arbre aux feuilles aux fragrances d’eugénol et à l’écorce à l’odeur si caractéristique. Nous aperçûmes également un arbre a caoutchouc et ce que je soupçonnai être du niaouli. Nous dénichâmes de même quelques écureuils et bon nombre de chauve-souris, bien plus larges que par chez nous, toutes perchées, IMG_5136mode2tête en bas, sur le même arbre. Par aileurs, dans les rues de Colombo, la faune volatile des pigeons parisiens etait agreablement remplacée par un corvide local très esthétique, noir au cou argenté.

Le second jour de notre arrivée, nous fîmes la visite d’un temple bouddhiste local puisque la majorité de la population pratique cette religion. Bouddhiste jusqu’au IMG_5240mode2sommet des tours, il n’en demeure pas moins doté d’une identité propre qui le rend totalement différent des temples chinois. Ainsi, point de pagode ni de bouddha rondelet, mais bien une architecture indienne, rappelant l’occident, avec des boudha de type indien. Le lieu etait empli de la douce odeur de l’encens et de la cire parfumée que les fidèles et les moines venaient y faire brûler.IMG_5248mode2

Notre périple nous amena par ailleurs dans le quartier de Pattha, vaste ensemble populaire et marchand, grouillant a l’image d’une besogneuse fourmilière. Nous y aperçûmes une magnifique mosquée bâtie de briques blanches et rouges, dont une partie, aperçue depuis une autre rue, prenait l’aspect sinistre et inquiétant d’un lieu maudit de par les éléments détruits et les échafaudages d’où pendaient des haillons de vastes draps en jute. Toujours dans ce même IMG_5370mode2quartier,  nous tombâmes nez à nez avec un temple hindou, aux pleins reliefs captivants, illustrant tel ou tel dieu, ou tel récit de mythologie hindoue. La visite, proposée de manière insistante par le probable gardien, un peu malhonnête selon nos critères, se révéla bien décevante. La grande salle était recouverte de carrelage et quelques représentations de dieux hindous étaient disposées dans de petites loges aménagées dans les murs.

IMG_5455mode2Chaque activité ici semblait attirer le guide local improbable, sans doute quelque autochtone désœuvré, nous proposant avec force ses services, pour lesquels il réclamait toujours une rémunération,  même lorsqu’il s’agissait de nous indiquer quel train à quai nous avions réservé.

Le départ – 回去法國

Jour 15 : Jeudi 30

Nous reprenons l’avion pour le retour, après un détour par le starbuck de la gare centrale. C’estIMG_3189mode2 un retour bien mérité, ravi de remettre les pieds dans notre bonne vieille France, où les rues ont un trottoir, sont moins polluée, et où les constructions sont plus authentiques que la plupart des bâtisse outre pacifique ! Taiwan garde un statut mitigé de lieu de vacances. Des gens extrêmement serviables, mais un terrain inadapté pour les randonneurs et amateurs de choses anciennes que nous sommes.

Aux alentours de Taipei 台北 …

Jour 12 : Lundi 27

Le lundi fut le jour de l’expérience Muzha.

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Les guides renseignant mal, il  nous fut un peu compliqué de trouver les plantations, d’ailleurs au nombre de bien peu apparemment. Après métro et bus, nous parvenons dans la vallée de Maokong où nous nous arrêtons à un salon de thé célèbre et où nous dégustons selon l’art de servir le  thé, un thé vert du coin.

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Le prix était, soyons honnête, exorbitant. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons pu admirer la vue. Après quelques menues ballades et la découverte d’une petite terrasse de plantations de thé, nous voici de retour à Taipei où nous finirons au Loving hut pour une fondue et un burger.

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Jour 13 : Mardi 28

Nous voulions voir les poteries de Taiwan. Yingge est la ville réputée dans toute l’île pour cet artisanat. Pourtant, c’est avec quelques difficultés et détours dans les rues polluées de la ville (je soupçonne la ville de nous avoir fait faire des détours pour nous inciter à la débauche) que nous parvenons aux vieilles rues, relativement chères, en tout cas trop pour nos modestes moyens mais avec quelques pièces de très bonne qualité. Nous nous rendrons alors au musée de la céramique, qui fut instructif, puis nous mîmes les voiles pour Taipei, pour finir à notre chère cantine !

Jour 14 : Mercredi 29

IMG_3108mode2Nous pourrions dire qu’au final, ce jour marque le point culminant de notre voyage. C’est ce que nous avions recherché dans les parcs de Taiwan, et c’est le dernier jour que nous le trouvons réellement. A la décharge des gorges de Taroko, le typhon violent qui était passé il y a peu avait provoqué de sérieux dégâts qui ont bloqués de nombreux passages, d’où notre désappointement.IMG_3121mode2

Ainsi donc, nous nous rendons à Yangmingshan, nom donné en l’honneur d’un poète. C’est un parc composé de montagnes relativement basses, au nombre de six ou sept. Nous avons commencé notre périple au centre des visiteurs où nous avons rencontré un aimable taiwanais qui nous enjoint à l’accompagner dans sa randonnée à l’assaut du plus haut mont du parc. Nous nous IMG_3130mode2arrêterons peu avant le sommet, au niveau d’un parc, où nous déjeunerons nos fameuses nouilles à la sauce sésame. De là, nous redescendrons vers une source d’eau chaude où nous délasserons agréablement nos pieds. La suite du parcours me verra emprunter les chemins du parc de Datun, deuxième plus haut mont du coin. Après une petite descente dans de jolis sous-bois, je parviens dans une vallée brumeuse fort agréable à déambuler. Me voilà de nouveau bientôt happé par la forêt d’où je ressors pour longer le chemin de retour de la randonnée Erziping.

Nous repartirons alors pour les fumerolles, vestiges de l’activité volcaniques de l’île où l’odeur du souffre se dispute à l’humidité de l’air. Un bref tour nous permet d’en IMG_3135mode2appréhender les principales. Nous rentrons, pour finir, à Taipei, direction la cantine. Nous recroisons Stacy, notre hôte, qui nous emmènera acheter du thé Wulong.